Un poison peut être rentable...

Publié le par Alq

Dans la soirée du vendredi 7 mai, les députés terminent les débats sur le Grenelle 2.  Des amendements demandent le retrait de l’article 36bis. Le gouvernement refuse cet amendement. Les députés de la majorité obéissent.

 

Que dit cet article 36bis ? Il encadre la vente des produits phytopharmaceutiques (insecticides, pesticides…). Outre l’évaluation sur l’efficacité et les impacts sanitaires et environnementaux, il impose également une évaluation des effets socio-économiques du produit.

 

Autrement dit si un produit est nocif pour la santé et/ou l’environnement, cela ne suffira pas à  le retirer de la vente. Il faudra en plus que ce retrait n’ait pas de conséquences économiques, bref ne fasse pas perdre des marchés aux fabricants.

 

On avait entendu au salon de l’agriculture, Nicolas Sarkozy dire « L’environnement, ça commence à bien faire ! ». Encore une bourde, avait-on pensé. Pas du tout. Il avait précisé sa pensée décidant de faire passer toutes les politiques environnementales par un filtre d’analyse socio-économique.

 

Sur le coup, on n’avait pas trop compris, maintenant ça y est : si ça fait gagner de l’argent de pourrir les sols ou de nous empoisonner, c’est pas grave.

 

On n'est plus en janvier, mais bonne santé quand même !

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