Les temps changent, les hommes aussi.

Publié le par on-ne-sait-jamais.over-blog.com

 

Dans son livre La France peut supporter la vérité (Albin Michel, 2006), François Fillon avait interprété la sanction infligée par les Français au gouvernement Raffarin lors des élections régionales de 2004.
Un "nouveau cri de colère ou de désarroi exprimé par une majorité de Français qui n'ont plus confiance dans leurs institutions et donc dans ceux qui les dirigent", décryptait-il.
L'essayiste moquait alors la réaction de Jacques Chirac, qui avait préféré ramener le scrutin à la dimension d'une élection locale, ne remettant pas en cause la légitimité du président, du gouvernement et de sa majorité.
"Tu parles ! s'exclamait François Fillon. Une élection locale, quand la terre tremble partout sauf en Alsace et en Corse. C'est un avertissement du corps électoral au gouvernement qui prend des mesures difficiles et qui ne parvient pas à expliquer sa politique."
A la question de savoir si le président aurait dû changer de premier ministre, le sénateur UMP de la Sarthe répondait par l'affirmative. "J'ai milité pour cette idée, confiait-il. La solution était de nommer Nicolas Sarkozy (à l'époque ministre de l'intérieur) qui venait de réussir sur le terrain de la sécurité et qui était incontestablement le plus populaire d'entre nous. Mais, pour prendre cette décision, il aurait fallu que Jacques Chirac comprenne ce qui venait de se passer. Qu'il n'y ait pas vu un épisode somme tout mineur, un accident électoral."
Sous une plume trempée dans le vinaigre, François Fillon pourfendait Jacques Chirac, qui "répète que le président n'agit pas sous la contrainte".
 
Les paroles s'envolent peut-être, mais les écrits restent....

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