Les jeux sont faits

Publié le par on-ne-sait-jamais.over-blog.com

L'adoption de la loi sur la libéralisation des jeux en ligne, le 6 avril dernier, banalise les paris et jeux de hasard.  L’addiction de certains joueurs va accroître les situations de surendettement. «L'offre de jeux et la plus grande facilité de l'accès au jeu susciteront une plus grande addiction, que les pouvoirs publics ont le devoir de prévenir, de contenir et de soigner beaucoup mieux qu'ils ne l'ont fait jusqu'ici», a d’ailleurs affirmé  François Trucy, sénateur (UMP) du Var, rapporteur du projet de loi.

En France, avant la déréglementation, on estime que 2 personnes sur 3 de plus de 18 ans pratiquent un jeu d'argent. Combien seront-ils lorsque les paris seront accessibles à partir d'un ordinateur ou d'un téléphone portable?

On compte en France plus de 600 000 joueurs pathologiques pour lesquels des consultations hospitalières sont organisées. La proportion est de 1%. Elle est deux à trois fois plus forte aux Etats-Unis où il n’y a pas de réglementation.

Quelles que soient les ressources financières du joueur, l'addiction au jeu l'amène forcément au bord du gouffre. Les plus fragiles sont d'autant plus exposés qu'ils vont avoir un accès plus facile à toutes formes de jeu puisque telle est la logique de la déréglementation.  Au Québec, on a constaté que sur environ un millier de sans-abris accueillis dans une année, 20% avaient été directement victimes du jeu.

L'Etat, avec la déréglementation, prend un grand risque. Les directives européennes l’imposaient ? Faux. La directive sur les services exclut les jeux d'argent de son champ d'application. Si l’Etat n’avait pas autorisé la Française des jeux et le P.M.U. à opérer sur internet, le problème ne se serait pas posé.

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