La fuite des cerveaux ? Non, de capitaux, peut-être

Publié le par Alq

Dans leur ouvrage, «Pour une révolution fiscale»., Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez proposent un seul et unique impôt sur le revenu ,avec prélèvement à la source et barême véritablement progressif.

Cela réduirait les impôts pour les personnes en dessous de 7 000 € bruts mensuels, ce qui représente 97% de la population. A ce plafond là, il reste encore un peu plus de 5 000 € nets, on n'est pas malheureux.

A-delà, le barème augmente pour atteindre l'horrible pourcentage de 10% pour des revenus de 50 000 € par mois. Y que des vilains gauchistes pour proposer ça !

En plus ça va faire fuir les cerveaux de nos chercheurs vers les Etats-Unis ! On en a tant besoin de nos chercheurs.

C'est vrai. On en a grand besoin.

Rassurons-nous. Ils ne se sauvent pas. Ou disons plus clairement qu'avant l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée, ils ne se sauvaient pas (pas encore ?). Et je ne pense pas que le bouclier fiscal a créé un exode.

Une étude faite par deux élèves de l'Ecole des mines de Paris révélait qu'en 2007, « seuls 4 % des Français diplômés de l'enseignement supérieur sont expatriés. C'est le taux le plus bas d'Europe et il est stabilisé depuis 1990. Au sein de l'Europe, la France est le pays le moins touché par la fuite des cerveaux ».

Stabilisé depuis 1990, ça veut dire que même sous la dictature jospinienne, de 1997 à 2002 et la terreur des 35 heures, les cerveaux n'ont pas fui.

«Les diplômés européens ne représentent que 17 % des diplômés étrangers résidant Outre-Atlantique et seulement 1,4 % pour les seuls diplômés français ».

Attention, on parle des cerveaux, pas des capitaux.

Les cerveaux, ça réfléchit.

 

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